Dernières fantaisies

Quand Squaresoft pose les bases du RPG moderne



Au pays des jeux qui ont révolutionné le jeu vidéo, je pense que je ne prends pas trop de risques en affirmant que Final Fantasy VII est un roi, qui ne cesse de fasciner tous ceux qui s'y sont essayé. Nous sommes en 1997, et avec son chef d'oeuvre, Squaresoft a alors énormément fait parler de lui. Déjà parce que c'était la fin de la collaboration de la firme nippone avec le constructeur Nintendo, et ensuite parce que celui que l'on nomme désormais Square Enix s'assit alors définitivement en leader incontesté du RPG. Deux ans plus tard, la bande d'Hironobu Sakaguchi confirme avec le tape-à-l'oeil mais non pas moins excellent FF VIII.


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La contradiction Final Fantasy : un univers attirant bien que redoutable !


Pour moi, ils sont à ce jour les deux meilleurs de la série, et peut-être même les deux meilleurs RPG de tous les temps. Et je pense qu'ils le resteront. Alors bien sûr, c'est tout à fait subjectif de sortir ça, comme ça. Il est clair qu'un jeune joueur dans une dizaine d'années sera certainement bien plus émerveillé par le RPG à la mode, plutôt qu'à ces stars des années 90. Mais voilà, moi j'ai totalement vécu la période PlayStation, et ces jeux m'ont fait vibré.


Avec leur approche artistique, voire même très cinématographique dans le cas du huitième opus, ce sens de la mise en scène, leur scénario complexe et passionnant dont les rebondissements ne cessent de nous tenir en haleine des dizaines d'heures durant, sans parler des systèmes de jeu innovants, et de la bande-son magistrale dont ils bénéficient, FFVII et VIII sont toujours considérés comme des modèles de RPG à la japonaise. Si bien qu'aujourd'hui encore, il m'est très facile d'y replonger avec la même excitation, le même émerveillement, sans me soucier d'un quelconque problème graphique, tant les jeux n'ont à l'évidence pas si vieillis que ça. Et quand bien même, l'intérêt ne se situe en aucun cas là.


De la notion de film interactif


Les principaux points forts de ces deux Final Fantasy sont à mon sens l'histoire et l'univers dans lesquels les (attachants) protagonistes évoluent. Et surtout la façon dont l'histoire avance, s'enrichit et nous livre ses secrets. Car au final, c'est bien la mise en scène idéalement rythmée plus que les combats en eux-même qui me plaisent. Même si c'est un tout, je suis davantage attiré par les longs dialogues et magnifiques cinématiques que par les règlements de compte eux-mêmes. Non pas qu'ils soient désintéressants, au contraire, mais c'est clairement la narration qui me fait rêver. Ce qui peut sembler paradoxal pour un jeu vidéo. Mais ce n'est une surprise pour personne, jouer à Final Fantasy nous donne l'impression de participer à un film, d'être l'acteur de ces situations épiques et/ou émouvantes, qui plaisent naturellement bien plus au joueur un poil rêveur. De là à penser qu'une adaptation cinématographique soit réellement efficace, il n'y a qu'un pas. Ces deux jeux empruntent pas mal de codes au cinéma, mais pas sûr que ce soit si transcendant dans le sens inverse. Enfin, gageons que Square ne se risquera jamais à l'adaptation au cinéma, quand on voit le résultat de films d'autres célèbres licences.


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Ce genre de scène a tout à fait sa place dans un RPG.


Si bien qu'il est désormais bien difficile pour un RPG de me séduire, tant les deux premiers Final Fantasy à être sortis sur une console Sony m'ont comblé de bonheur. Ils sont "malheureusement" pour moi des standards, des exemples de titres de qualité. Qualité qu'il est bien difficile d'approcher.


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