Sonic the Hedgehog 4 : Episode I

Hardcore gaming



Alors que l'avènement du casual gaming bat son plein, à cette époque où les jeux brident leur difficulté et prennent sans cesse le joueur par la main, Sonic 4 débarque sur les plateformes de téléchargement, presque désinvolte. Pour un trip 2D old school sans compromis, aux limites de l'anachronisme.


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Qu'il est bon, d'emblée, de retrouver un Sonic si nerveux. Dans de jolis niveaux colorés en 2D HD de surcroît, rappelant instantanément les parties les plus endiablées des épisodes Megadrive. D'ailleurs, ça faisait seize ans que la série de Sega n'avait plus connu de suite numérique. Sonic en a profité pour revenir avec la plupart des techniques apprises dans ses autres aventures, les Spin Dash et Homing Attack en tête. Toujours aussi supersonique, le hérisson bleu scrolle à l'horizontale aussi vite que possible, glanant les anneaux et détruisant les ennemis rencontrés sur son chemin. Si le concept et les mécaniques du jeu n'ont pas changé, le dynamisme de ce Sonic 4 donne un vrai coup de jeunesse à la série.


Malheureusement, les quatre zones (de quatre actes) disponibles tiennent plus du remake HD qu'autre chose. Ainsi, malgré les bonnes idées de level design, situations et codes couleurs des zones de Sonic 4 ressemblent beaucoup trop à ce que l'on avait déjà sur Megadrive. Splash Hill Zone s'inspire directement de Green Hill Zone (Sonic), Casino Street Zone de Casino Night Zone (Sonic 2), etc. Espérons seulement que les zones des prochains épisodes à venir soient plus originales. Plus surprenante encore est la difficulté imposée par cet épisode, qui monte d'un cran au fil des niveaux jusqu'à devenir quelque peu aberrante lors de l'affrontement final contre le Docteur Eggman. Pourtant, s'il s'avère légèrement déconcertant de prime abord, Sonic 4 sent bon les années 90; son ambiance et son invitation au scoring. On regrettera une durée de vie un peu faiblarde et le fait que Sega ait opté pour une distribution digitale des différents épisodes, au lieu de regrouper le tout sur une même cartouche. Enfin DVD, pardon.


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