Du jeu, Wii ou non ?

Console cherche hardcore-gamers



Je n'avais pas été aussi excité à l'annonce d'une console depuis... Non, en fait jamais je n'avais été aussi impatient de découvrir une nouvelle plate-forme de jeu que lors de l'annonce de la Wii, c'était il y a deux ans maintenant.


La vidéo de présentation avait su réveiller en moi des désirs d'immersion dans un jeu vidéo, ceux-là même vous savez, que l'on ose pas prendre au sérieux dans les films/livres/BDs de science-fiction, souvent de mauvais goût. Bon, n'exagérons rien, la Wii ne fait pas non plus futuriste au point de se sentir complètement dépassé par la technologie. Mais il est vrai que Nintendo m'avait alors complètement épaté. Je pense d'ailleurs qu'ils avaient fait taire pas mal de leurs nombreux détracteurs... Ce qui n'était pas pour me déplaire, vu que j'avais jamais caché ma foi envers le constructeur emblématique, chacune de leurs consoles m'ayant largement amusé à chaque nouvelle génération.


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Ca ne laissait pourtant présager que du bon...


La première fois que j'ai tenu une Wiimote dans ma main avait confirmé mes espérances. J'étais content car j'allais devenir le témoin d'une avancée technologique indéniable dans le monde du jeu vidéo. Et le discours de la firme nippone visant à séduire de nouveaux publics me paraissait réellement ambitieux. Du coup j'avais immédiatement deviné (comme beaucoup) que Nintendo reviendrait en force sur le devant de la scène. Mais ce que je n'avais bien sûr pas eu la jugeote de penser (comme beaucoup encore), c'est que dans son élan révolutionnaire à souhait, Nintendo allait délaisser son public de (vrais) joueurs, Miyamoto en tête. Et c'est là qu'on tombe tous de haut.


(Beaucoup) trop casual


Si bien qu'on peut légitimement se demander si Nintendo n'a pas sorti ses blockbusters (Mario, Zelda et consorts) dès le début, contrairement à ce qu'ils nous avaient habitué sur GameCube, afin de forcer les ventes de sa console auprès des hardcore gamers, puis de sortir une série de "jeux" dits grand public (Wii Fit, Wii Music, Wii fric...) afin de séduire son nouveau public, fait de petites filles, d'adultes et séniors jusqu'à alors réfractaires à l'idée de s'abrutir devant une télévision. Ou plutôt devant une télévision et une console de jeux, parce que pour la télévision il n'y a jamais eu de problème.


Et je me raviserai immédiatement sur mon jugement si les éditeurs-tiers étaient aussi présents sur Wii qu'ils ne le sont sur les autres consoles. Mais ce n'est évidemment pas le cas, ce qui du coup rappelle le syndrome GameCube, qui n'a (presque) jamais eu que ses fortes licenses Nintendo pour s'en sortir. Et les dires de Stephan Bole qui se veulent rassurants quant au contenu gamer ne changeront pour l'instant pas mon avis sur l'orientation frustrante de Nintendo. Seuls les jeux, les vrais, le pourront Monsieur !



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